Ile de HAO

 

En venant des Gambier, il faut faire environ 450 nM avant de trouver une île dans laquelle on puisse entrer, les autres étant soit des atolls fermés sans passe, soit interdits d’accès comme Mururoa et Fangataufa.

 

Nous avons donc commencé notre visite des Tuamotu par l’île de HAO, par 18°S et 141°W. C’est sans doute une des îles où le courant peut être le plus fort dans la passe, pouvant atteindre 10-15 nœuds nous a-t-on dit. 

 

Cette île a servi de base à l’armée Française pendant toute la durée d’existence du Centre d’Expérimentation du Pacifique, nom assez neutre qui recouvre en fait les essais nucléaires menés à Muruora de 1966 à 1996. La présence de l’armée a certes bénéficié à l’île de HAO qui s’est vue dotée de nombreuses infrastructures telles que un aéroport pouvant recevoir des gros porteurs, une route goudronnée de 20 km, ce qui est loin d’être le cas ailleurs, une installation de dessalinisation, des salles de réunions, des installations sportives, des logements etc…Mais au départ de l’Armée Française, Hao est devenue une île sinistrée. Nous qui étions présents le 14 juillet, nous avons trouvé la population plutôt morne. Il y a avait pourtant un défilé des Associations devant Monsieur le Maire, et le discours de celui-ci était très tonique, incitant les jeunes à prendre leur avenir en main et les assurant de son soutien. Mais l’ambiance n’y était pas. Peu d’applaudissement sauf pour les 4 sapeurs pompiers de l’aéroport dans leur magnifique tenue !

Nous avons quand même trouvé très émouvant de chanter la Marseillaise en voyant monter le drapeau Français, si loin de nos base, et d’écouter l’hymne polynésien que les habitants connaissaient nettement mieux !

Des danses traditionnelles ont aussi clôturé la cérémonie, non sans rappeler les danses des Gambier mais dans un esprit beaucoup plus guerrier apparenté au Haka des Maori.

Dans le cadre du Heiva, ils organisent de nombreux concours. Nous avons pu assister à la fabrication du HiHi Mahana (Rayons de soleil) en coquillages. Il faut se rapprocher le plus possible du modèle et les critères de sélection sont la solidité de la structure, l’homogénéité des coquillages (formes, couleurs, taille) et les couleurs. Les participantes ont ramassé elle-même les coquillages sur les grèves de l’île

 

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© Carole Beaumont