Nous avons décidé de faire un détour par la Chine en rentrant de Papetee. Ce n’est pas beaucoup plus long de faire Papetee-Pékin-Paris que le trajet normal Papetee-Los Angeles-Paris, et pas plus cher que de rentrer en France et faire un AR Paris-Pekin quelques semaines plus tard. Seulement, nous n’avions pas pensé au visa. Et faire une demande de visa pour la Chine quand on n’est pas dans son pays de résidence habituelle et que l’on vit sur un bateau, eh bien, c’est une nouvelle aventure en soi !

La photo ci-dessus vous montre la vue que l’on a sur la terrasse du Consulat de Chine à Papetee, il y en a qui savent trouver les bons endroits !  La marina Taina et les montagnes de Moorea.

 

Nous demandons maintenant un visa Q2 qui permet de rendre visite à un membre de la famille résident de façon permanente en Chine. Donc, il faut la copie du passeport d’Hubert ainsi que de son Resident Permit. Je pensais avoir tout ça dans mon ordinateur, ayant déjà fait cette démarche plusieurs fois. Seulement, le Resident Permit dont j’ai une copie est périmé. Vite, un message à Hubert qui est en vacances au Japon, mais par chance il a ce document sur son passeport, il m’en envoie une photo rapidement par WeChat. Evidemment, tout cela suppose une bonne connexion internet, mais nous sommes à la Marina Papetee, donc ça va; il faut aussi une imprimante mais nous en avons une à bord. Oui, mais depuis quelques mois, elle refuse de communiquer avec mon ordinateur. Après mûre réflexion, il me vient à l’esprit que le driver est peut être un peu vieux. Donc je télécharge un nouveau driver (merci la marina pour son WiFi) et ça marche ! En plus, nous avions bien fait les choses, nous avons une cartouche d’encre neuve.

Ensuite, il faut imprimer les billets d’avion et copies de nos passeports ; heureusement nous avons une version numérisée de tout ça, il n’y a qu’à imprimer. Et puis, il faut une photo d’identité. J’en ai d’avance mais pas le Capitaine, donc je pars à la recherche d’un photomaton. D’un quoi ?? ici, ils ne connaissent pas mais je finis pas trouver un bureau de tabac qui fait des photos d’identité. Encore un problème de résolu. Il faut aussi un certificat d’assurance, ce que l’on peut obtenir sur le site de la carte VISA, oui, mais quel site ? on se balade entre plusieurs sites où il faut créer un compte à chaque fois avant de trouver le bon, tout cela certes grâce à la connexion WiFi…mais d’une lenteur ! Enfin, j’ai le certificat d’assurance, il ne reste que le justificatif de nos revenus. Je récupère non sans mal la déclaration des revenus 2016 sur le site impots.gouv.fr et je l’imprime. Et enfin, n’étant pas dans mon pays de résidence habituelle, il faut que j’explique ce que je fais ici et où je réside. Je me fends d’une belle lettre à Monsieur le Consul où je raconte notre périple et je joins les papiers du bateau et l’imprimé de la douane montrant que nous sommes entrés en Polynésie en bateau. Cela a l’air de leur avoir convenu.

Quasi une journée entière de travail mais je crois avoir tous les documents. Eh bien non, en arrivant au Consulat, on m’apprend que Madame la Vice-Consul de Chine à Papetee veut en plus la copie du bail de l’appartement loué par Hubert et que j’ai indiqué comme notre lieu de résidence à Pékin. Et m…., Hubert qui est au Japon. Mais il rentre de vacances à temps pour me donner ce papier qui n’est pas dans la liste des papiers à fournir figurant sur le site web du Consulat, et que finalement on ne me demandera pas quand j’irai récupérer les visas. Et quand j’arrive pour récupérer les dits visas, une semaine après le dépôt de la demande, j’apprends que je ne peux payer que par chèque. Evidemment, en voyage, le chéquier est rangé au fond de mon sac de ville, au fond d’un coffre, et j’en ai même oublié l’existence. Je pensais payer par carte bancaire. Mais ouf, un gentil monsieur qui attend derrière moi fera un chèque pour moi en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes que j’ai en quantité suffisante.

Booykasha, nous avons nos visas pour aller en Chine !! Mais de ce que j’ai cru comprendre, pour Hubert, venir en Europe avec une femme Chinoise et un enfant Franco-Chinois relève du même genre de parcours du combattant.  Je compatis et n’en apprécierai que plus leur venue en France !

 

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© Carole Beaumont