San Blas avec Thomas et Mélanie

L'archipel des San Blas comprend environ 350 îles ou îlots, répartis le long de la côte à l'Est de l'isthme de Panama. Ces îles forment  le Guna Yala qui fait partie officiellement du Panama mais qui est géré de façon autonome par le "Congresso general" du peuple Kuna qui les habite.Le plus souvent un petite île couverte de cocotiers avec une plage de sable blanc, appelée motu, quelquefois une hutte en bois et palmes où habite une petite famille Kuna. Les îles les plus proches du continent sont, elles, habitées, totalement couvertes par les maisons des Kunas. 

Ces Indiens Kunas qui gèrent le parc des San Blas ont su conserver leurs coutumes, leur culture, leurs vêtements traditionnels (surtout les femmes), et ils sont tous très gentils et très gais. Ils  forment des communautés très soudées. Interdiction leur est faite d'épouser des étranger(e)s. Bien que nous ayons rencontré un Français marié à une femme Kuna, mais il semble être une exception.  Chaque île est gouvernée par un ou deux Sailas, un chef qui règle toutes les affaires courantes et qui est le garant de la paix et du respect des traditions. Les enfants vont à l'école sur les îles principales ou sur le continent en prenant une lancha rapida en guise de bus scolaire. Et ces enfants sont incroyablement nombreux. Lorsqu'ils sont tous revenus sur leur île le soir, ils courent partout dans les rues en jouant tous ensemble et semblent extêmement joyeux.

Les femmes fabriquent des mollas, qu'elles cousent normalement ensuite sur leur blouse, un devant et un derrière. Maintenant, elles les vendent aux touristes. Les plus beaux sont des oeuvres de couture absolument remarquables, les dessins étant réalisés par l'empilement de plusieurs couches de tissus cousues les unes aux autres par de points d'une finesse extrême.

 

Pour rejoindre un voilier aux San Blas, à partir de Panama City, il faut prendre un taxi 4x4 qui rejoint le Kuna Yala en 1h30-2h00. Il s'arrête à l'embarcadère de Carti où une lancha rapida conduit l'équipage jusqu'au voilier qui les attend, le plus souvent sur l'île de Porvenir. C'est en tout cas ce que nous avions prévu pour récupérer Thomas et Mélanie. Seulement, pas de chance, le jour de leur arrivée, les Kunas faisaient un blocus empêchant les touristes d'accéder au débarquadère de Carti, pour des raisons politiques qui nous échappent. Nos deux visieturs ont donc du faire demi-tour et cette fois-ci la chance a joué en leur faveur, ils ont trouvé (à prix d'or) un petit avion de cinq places au départ de l'aéroport d'Albrook qui les amenés sur la piste d'aterrissage de l'île de Porvenir. Quelle aventure! 

 

 

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© Carole Beaumont