Le Brésil, une très belle étape

Atterissage à Salvador de Bahia, mouillage sur l'île d'Itaparica où nous avons accueilli nos enfants pour un formidable séjour familial dans la posada Zimbo Tropical fort sympathique, tenue par un Français, Philipe Kemlin et sa femme Brésilienne; puis nous avons remonté le Paraguaçu (photo ci-dessus) au fond de la baie de Bahia, et remontée de la rivière de Camamu à 70 miles au sud, puis navigation vers Jacaré, la marina la plus sympathique que nous ayons fréquentée, au fond d'un estuaire proche de Joao Pessoa, dans l'état du Paraiba au Nord-Est du Brésil, et enfin les îles du Lençois sur la côte Nord, juste avant l'embouchure de l'Amazone, le plus fabuleux mouillage de notre croisière.

Quelques visites en touristes, les chutes d'Iguaçu et le barage d'Itaipu, magnifiques, Olinda, proche de Recife, et remontée de  l'Amazone en bateau de passagers de Belem à Alter de Chao (Santarem), une expérience unique. 

 

Les gens sont chaleureux et accueillants, quoique la communication ne soit pas toujours facile car ils parlent Brésilien et rien d'autre (en tout cas dans le Nord du pays), la musique omniprésente, les infrastructures défoncées (ornières sur les routes, grandes et petites, trottoirs défoncés, trains rouillés et criblés de balles...), la chaleur écrasante, mais quel pays attachant!

 

 

Salvador de Bahia et rivière de Camamu

Nous sommes arrivés à Salvador de Bahia (Brésil) après une belle traversée de 16 jours. A part le départ musclé entre Mindelo et Santa Antao, un grand classique avec 35-40 nts de vent, le reste a été vraiment facile et agréable. Le Pot au Noir a été très sympa avec nous, 2 jours de temps gris avec quelques grains mouillés mais pas trop venteux. Ensuite alizés réguliers, entre 12 et 20 nts suivant les jours, beau temps, mer calme quoique toujours un peu houleuse, le rêve ! On avait même envie de continuer tellement les conditions étaient agréables depuis l’Equateur.

 

Voir les Brèves de la Traversée

 

Finalement, le plus dur dans une traversée comme celle-là, c’est l’arrivée ! On arrive bien crevé, accablé par la chaleur, le bruit, la pollution et avec une forte envie de dormir car la dernière nuit à l’approche des côtes a été une quasi nuit blanche, et là, pas question : il faut faire les formalités.

Trouver le bureau de la Policia Maritima au bout du port de commerce où il faut se rendre à pied en plein cagnard, aller ensuite au bureau des douanes, un bâtiment introuvable. Ne pas compter sur les indications des Brésiliens, débitées en Portugais à toute vitesse, semblant ignorer que l’on puisse parler une autre langue. On trouvait les Espagnols réfractaires aux langues étrangères, mais les Brésiliens, c’est dix fois pire ! A la douane, une fois rempli le formulaire, on nous dit de repasser l’après midi, le préposé à la validation du document étant absent. On rentre à la marina, et là, le capitaine décide que la place que nous occupons n’est pas bonne car trop proche des multiples navettes qui manœuvrent à longueur de journée. Donc, on change le bateau de place ! et puis c’est l’heure de retourner au bureau des douanes, puis à la capitainerie, un superbe bâtiment avec plein de petits marins en uniforme. Et enfin, ouf, ça y est, on a nos visas pour rester 90 jours maximum par période de 6 mois, et la possibilité de laisser le bateau plus longtemps. On peut enfin aller dormir, en se disant qu’on était bien en mer !

 

Pour le moment, on n'est pas encore totalement tombé sous le charme du Brésil. A Salvador, la marina est dans un quartier commercial très animé, mais aussi totalement décrépi. De nombreux bâtiments sont totalement abandonnés et en ruine, les trottoirs sont défoncés comme jamais je n'ai vu dans une grande ville, et il y des gens vraiment misérables partout. Donc, forcément, cela génère de la frustration et de la violence. Les gens ne sont très fermés, ne parlent pas un mot d'une quelconque langue étrangère et ne font aucun effort pour se faire comprendre. C’est sans doute une déformation due à la grande  ville, car cela ne correspond pas du tout aux descriptions de la gentillesse des Brésiliens. Heureusement, lorsqu'on s'éloigne de Salvador en remontant des petites rivières, on remonte aussi dans le temps et on tombe dans des communautés de pêcheurs "muito tranquilo"

Rivière de Camamu

Nous sommes descendus à 70 miles au sud de Salvador dans la rivière de Camamu. Très belle rivière bordée de palmiers et de mangrove. Quelques très beaux mouillages. Le samedi matin,depuis le mouillage de Sapinho, nous nous sommes rendus en bateau taxi rapide (lancha) au village de Camamu pour aller au marché. Un marché extrêmement animé, sale, bruyant, pittoresque, où les gens affluents de tous les coins de la baie.

Lancha rapida vers le marché de Camamu

La cascade de Tremembé

Le clou de cette rivière, ce fut la Cascade de Tremembé, tout au fond de la rivière. Pour y accéder, on sort des zones cartographiées et on se faufile dans la mangrove à petite vitesse, dans 1m50 d’eau, en suivant les way-points du guide. Heureusement, avec 1m de tirant d’eau on se faufile partout. Cette cascade est une attraction touristique et les bateaux à moteur sont nombreux dans la journée mais le soir, nous étions totalement seuls dans le mouillage, formidable !

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© Carole Beaumont