Tobago, encore une très belle île

Trinidad et Tobago sont deux îles qui forment un même pays, situées juste à l'Est du Vénézuéla. Là encore, ces îles ont changé de mains (Français, Anglais, Hollandais) de très nombreuses fois avant de devenir indépendantes.

La côte Nord de Tobago est magnifique, avec quelques très beaux mouillages. Nous nous sommes arrêtés essentiellement à Charlotteville et Plymouth, deux grandes baies avec au fond une communauté de pêcheurs très sympathique. le mouillage de Englishman Bay est beaucoup plus beau et sauvage, mais tellement isolé que nous n'avons pas voulu y rester la nuit. Tobago n'est pas très fréquentée par les plaisanciers car un peu à l'écart de l'arc antillais. 

Nous avons beaucoup aimé assister à la pêche à la seine, sorte de grand filet tendu depuis la rive. Un gigantesque filet d'environ 2m de haut est chargé dans une barque, une extrémité étant attachée à la palge sur un poteau. Ensuite, trois hommes montent dans le bateau et s'éloignent du rivage à la rame, en dévidant le filet au fur et à mesure. Leur trajectoir va former un grand cercle de façon à revenir progressivement vers la plage où ils débarquent avec l'autre extrémité du filet qu'ils font passer autour d'un arbre. Et là commence un long travaille de patience où ils vont tirer sur cette extrémité pour ramener petit à petit le filet. Au début, cela vient facilement mais au fur et à mesure que la poche se remplit de poissons, le filet et de plus en plus lourd. De nomberux pêcheurs doivent alors se joindre au premier groupe de trois et aider à tirer jusqu'à ce que la poche pleine de poissons arrive sur la plage. L'ensemble prend environ 3-4 heures, pous une récolte très variable, récolte qu'il faut partager avec les oiseaux, mouettes, pélicans, frégates. Les poissons sont ensuite vendus tout de suite sur place aux pêcheurs (est-ce leur salaire?) et aux gens du coin. 

 

 

 

Trinidad, une escale technique

Nous avons passé plus de deux semaines à Trinidad mais n'en avons rien vu d'autre que chantiers et magasins d'accastillage. Trinidad est en principe en dehors de la zone des cyclones et de nombreux chantiers de mise à sec des bateaux se sont donc développés ces dernières années. Tout est optimisé ici pour permettre les nombreuses réparations et améliorations nécessaires sur ces bateaux de voyage assez malmenés par les éléments. Chaque chantier héberge ce qu'ils appellent des "contractors", qui ne sont autres que des artisans spécialisés dans une technique ou une autre (électricité, peintures coque et pont, voiles et tauds en tout genre, révision des équipements de sécurité, ébénisterie, etc..)

Un contremaître visite le bateau à son arrivée et se charge ensuite d'envoyer tous les artisans demandés...et ils viennent. Nous n'avons jamais rencontré autant de facilités réunies en un même endroit, c'est extêmement efficace. Bien sûr, tout cela a un côut, mais le travail avance.

Nous sommes au chantier Power Boats, dirigé de main de maître par Donald Stollmeyer. C'est sans doute le plus grand chantier de Trinidad mais il en existe d'autres tout aussi efficaces. Brent, le contremaître, veille à la bonne exécution des travaux avec gentillesse et fermeté. Quelques petits restos répartis sur les différents chantiers et offrant un plat du jour pour un prix très bas (8 euros) permettent de survivre. 

 

Seule ombre au tableau, il fait chaud, très chaud, et entre midi et 16 heures, il est quasi impossible de travailler. A la rigueur, on peut travailler à l'intérieur si on a, comme nous l'avions fait, installé un climatiseur au dessus d'un capot de pont, permettant ainsi de bien rafraîchir l'intérieur du bateau.

 

Une petite inquiétude cependant, il y a eu un incendie pendant plusieurs jours sur la colline à côté du chantier. Plus ou moins actif suivant les jours et l'humidité ambiante, mais inquiétant tout de même.  Heureusement, il y a une route qui sépare la colline du chantier et donc tout le monde semble compter sur son rôle de coupe-feu. Et ça marche! mais certains matins, le pont était couvert de petits débris calcinés et cela sentait fort la fumée; Moyennement rassurant!

 

 

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© Carole Beaumont