Les îles Fidji

aNous serons restés cinq semaines aux Fidji, ce qui est très insuffisant pour découvrir les quelques 330 îles et ilots qui constituent cet archipel, mais nous avons quand même exploré un peu les deux îles principales, Viti Levu au Nord, et Vanua Levu au sud, et l'arc dessiné par les Mamanucas et les Yasawas à l'ouest de Vanua Levu. 

Notre fils Hubert, sa femme Yongcall et leurs deux enfants Yonten et Jamyang sont venus passer quinze jours avec nous, ce fut super. Voir détails ici

 

 

 

La vie dans les villages des Fidji

La vie rurale dans les îles reste très traditionnelle, et très différente de la vie dans une résidence (resort en anglais) touristique.

La vie dans les villages s’organise par clans, sous la direction d’un chef héréditaire. Ce dernier gère l’organisation de la vie du village et en particulier, l’attribution des terres à une famille qui n’en sera jamais propriétaire mais seulement locataire. Les maisons sont souvent rudimentaires, en tôle ondulée ou en contre-plaqué, avec toits de palmes ou de tôle, pouvant être reconstruites facilement après le passage d’un cyclone. Peu de meubles, une cuisine souvent installée dehors sous un auvent, pas de barrière entre les maisons. L’atmosphère de ces villages est très communale et sympathique. L’étranger comme nous doit se soumettre à la tradition en arrivant et demander à être reçu par le chef du village pour lui offrir  des racines de kava, cette plante appartenant à la famille des poivriers que les Fidjiens utilisent pour faire le yakona, une boisson légèrement hallucinogène très prisée. Après ce rituel appelé sevusevu, (dont tous les guides disent « nothing captures more the essence of fijian culture than sevusevu) on peut rester mouiller devant la plage et visiter le village. On est très bien reçu partout, avec des grands bula, mot qui signifie bienvenue et qui retentit partout aux Fidji.

La vie dans une île n’est pas toujours facile. Les hommes partent à la pêche, souvent avec un harpon rudimentaire, alors que les femmes s’occupent de la maison et des enfants, mais vont aussi ramasser des « sea weeds » qui sont stockées dans des grands sacs ensuite apportées en bateau sur la « main land », en l’occurrence la grande île de Vanua Levu. Un voyage de 4 heures aller, 4 heures retour. Les enfants vont à l’école, mais là encore c’est compliqué suivant la taille de l’île ou du village. En général, le village dispose d’un « kindergarden » pour les petits et ensuite, pour l’école primaire, les enfants sont emmenés en  bateau tous les jours dans l’école située dans le village voisin. Les plus grands doivent parfois faire 1h30 de chemin à pied le matin et autant le soir pour se rendre à l’école secondaire. Mais vous verrez sur les photos que ces enfants n’ont pas l’air malheureux.

Le tourisme est très développé dans les îles des Fidji, particulièrement dans les Mamanucas et les Yasawas, cette succession d’îles qui forment un arc de cercle à l’ouest des Fidji. Ces îles bénéficient d’un microclimat exceptionnel car elles sont sous le vent de l’île de Vanua Levu qui arrête le vent et les nuages et l’ensoleillement est donc maximal.  De très nombreux bateaux amènent les touristes sur les sites de snorkeling et de plongée, et bien sûr sur les nombreux resorts dispersés sur les îles. Ces resorts sont gérés par des Fijiens, généralement ce sont les membre d'un même clan qui y travaillent et tout le personnel est incroyablement professionnel. Efficace, souriant, attentif, organisé, c'est très étonnant. Est-ce l'influence de la culture anglo-saxonne, ou est-ce une qualité inhérente aux habitants d'ici? c'est en tout cas très différent de la Polynésie où dans l'ensemble, pour qu'une installation touristique fonctionne, il faut qu'elle soit prise en charge par des européens, les Polynésiens n'ayant jamais envie de faire l'effort nécessaire pour produire un service de qualité. 

 

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© Carole Beaumont