Premier jour de réclusion volontaire

Jeudi 26 mars 2020 Tairua, Nouvelle Zélande.

36° 59.960 S ; 175° 51.588 E

 

La mise sous cloche du pays a commencé hier, mercredi 25 mars (winsday selon la prononciation indigène) à 23h59 précises.

Il fait beau, on prend son temps, on ne voit pas trop la différence avec des conditions normales, à part le calme, le silence, le bruit des cormorans le soir au-dessus des jonques. Finalement ça ne s'annonce pas mal. Seul bateau habité dans une petite marina parfaitement abritée, une plage magnifique tout près, des commerces à une demi-heure de marche.

 

Nous avons choisi d’échouer ici pour nous rapprocher d’Hubert, Youngcall et leurs deux petits Franco-Tibétains qui sont en Nouvelle-Zélande depuis janvier, et essaient tant bien que mal de maintenir leurs activités à Beijing malgré l’éloignement. Ils louent une maison en bord de marais à deux pas d’ici. 

Le coin est très beau, on peut se balader côté rivière ou côté large, montagnes de Coromandel en arrière-plan... il y a même un petit volcan (éteint !) très escarpé pour bien se dégourdir les pattes.

Les conditions de détention sont très confortables. Eau courante et électricité à gogo (on pourra se servir du chauffage électrique et même du congélo sans mettre les batteries à plat)

 

Les cales sont bien remplies. Avant la remise à l'eau j'avais confectionné – en vue d’une longue traversée – quelques litres de punch, nous avons du vin, de la bière, du tafia. C’est heureux car dans ce pays, les boissons alcoolisées sont vendues exclusivement dans des « liquor stores » qui sont fermés pour cause de confinement. Un véritable drame national ! Heureusement, je suis, sur ce plan-là, très prévoyant.

 

On a de nombreux bouquins, nos Kindle, des films, des séries, bref tout ce qu'il faut pour s'emmerder confortablement.

Nous avons plein de projets: Pour les jours de beau temps : se promener dans le coin, faire du jogging, de la photo, du kayak s’il veut bien se gonfler, pêcher dans la rivière, peut-être la remonter au moteur en annexe, aller voir nos enfants...

Pour les jours de pluie (ça ne manque pas par ici) apprendre le ukulele, bricoler (il y a toujours à faire sur un bateau) écrire nos mémoires, lire, boire des apéros (euh… les jours de soleil aussi).

On va voir si toutes ces belles intentions se réalisent dans les semaines à venir. Nous sommes partis pour quatre semaines de distanciation sociale. Quatre semaines ? C'est ce que disent les autorités, mais logiquement nous ne serions pas surpris d’être ainsi immobilisés pour deux ou trois mois.

 

Revenons sur les deux jours qui ont précédé notre arrivée ici.

 

Nous étions à Marsden Cove, à l’entrée de la rivière de Whangarei, et nous sentions nettement l'étau se resserrer et les gens très inquiets. Jeudi, mise en place de niveaux d'alertes longuement expliqués dans les médias. Nos téléphones s’activent tout seuls pour diffuser des messages d’information, cela fait drôle.

Vendredi, passage en niveau 1, samedi en niveau 2 et lundi en niveau 3. Jacinda (notre premier ministre Néo-Zélandaise, impressionnante de professionnalisme et de charisme) a décidé d’aller vite ! Le passage en alerte 4 est prévu après 48 heures. Alerte 4, cela veut dire que plus personne ne sort de chez soi, tous les commerces sont fermés, interdiction de circuler en voiture, en kayak, à cheval et en bateau à voiles.

Pas question, donc, de rester coincés dans ce parking à bateau sinistre, pollué par le port industriel, loin de tout village ou commerce. Il fallait se tirer en vitesse pour un mouillage plus sympa.

Lundi a donc été une journée de bricolages intensifs pour réparer tout ce qui nous était tombé sur la gueule lors de la première sortie et remettre le bateau en état de naviguer.

Ah, alors oui, que je vous raconte un peu : une première sortie après remise à l'eau… on s’attend toujours à quelques surprises diverses et (a)variées, c’est classique. Mais là, ce fut un grand festival d'embrouilles: manomètre du dessal éclaté avec grosse fuite, régulateur de recharge de la batterie moteur donnant des signes de défaillance… Cela n'annonçait rien de bon, manifestement Murphy rôdait dans les parages en quête d'un mauvais coup. Il nous a tout de même laissé établir les voiles et nous abriter dans la timonerie au passage d'un grain accompagné d'une pluie battante. Le pilote faisait bien son travail, quelques secondes de détente et crac ! grand bruit de casse et d’avalanche métallique à l'arrière !

On se précipite dehors: le mât est toujours là, bon, les safrans aussi, bien… mais l'éolienne se balance la tête en bas, pendue à son câble électrique. Pas normal. On sécurise comme on peut avec des bout’ et retour au port.

 

Bilan : l’éolienne a triste mine : deux pales fracturées et élongation du fil électrique. De plus, elle a entraîné dans sa chute l’antenne de l'iridium qui est pliée à l’horizontale. Murphy n’a pas lésiné.

Je dois avouer que je suis entièrement coupable de la chute de l’éolienne : j’avais cru intelligent de l’installer sur quatre diabolos de planche à voile en guise de silent blocks pour éliminer quelques vibrations minimes. Cela a tenu dix ans tout de même, mais avec le temps le caoutchouc est devenu cassant sans que l’on ne puisse rien déceler extérieurement.

Peu de choses résistent au soleil des tropiques.

Quant au dessal, ce sont des mouches maçonnes (!) qui ont entièrement obstrué le nable de rejet du circuit d’eau de mer, causant une surpression et crac, c’est le manomètre qui a lâché. On s’en tire bien, cela aurait pu être la membrane. J’aurais dû vérifier, mea culpa.

Mais le régulateur en panne, c’est pas moi ! C’est Murphy tout seul qui a frappé ! 

Bref. Il fallait trouver les pièces de rechange, démonter, remonter, je passe les détails. Nous sommes prêts juste à temps, lundi 23 au soir. La mise sous cloche du pays en niveau 4 est annoncée pour mercredi soir !

Nous partons mardi 24 au petit jour. Journée assez ventée et inconfortable, mais ça va vite. 30/35 nœuds de vent réel au débridé dans l'après-midi. Wow. Trois ris et trinquette. Nuit plus calme, on peut même dormir un peu, mais près de côte il faut rester très vigilant. On arrive avec une bonne marge d’avance pour attendre à la cape devant l’entrée de Tairua et franchir la barre pile poil au petit matin, une heure avant la marée haute, vent de terre, mer calme. Il faut dire que la barre de Tairua est peu profonde et a très mauvaise réputation.

Avant de venir, nous avions regardé des vidéos sur Youtube à faire dresser les cheveux sur la tête.

Une fois rentrés, luxe, calme et volupté. C’est quelquefois sympa d’avoir un petit tirant d’eau !

 

Jeudi 27 mars

 

Nos plans ont lamentablement échoué. En ce premier jour d’ostracisation, nous étions invités en fin d’après-midi par nos enfants. Joie des retrouvailles, apéro sur la terrasse, chouettes moments en famille.

C’est alors que la voisine sort de chez elle comme la murène de son trou et se dirige vers la maison, en couvrant les trente mètres qui nous séparent d'une démarche chaloupée sur son arthrose de hanche. De près elle a l'air assez revêche. Sa voix tremble d'indignation, de colère... et probablement surtout de peur, la pauvre. Elle répète des mots d'ordre entendus à la télévision : nous enfreignons la Loi, chacun doit rester chez Soi, elle va appeler la Police si nous ne partions pas Immédiatement.

Une famille de Franco-Chinois, a priori donc pas très sains, nous sommes évidemment très suspects. Il s’agit de défendre son pays contre une invasion étrangère.

Nous avions naïvement espéré ne pas attirer l’attention en prenant le sentier qui relie la marina à la maison, à travers champs et marais, loin de toute habitation… on ne voit pas bien quel risque nous faisions courir aux autres. Mais elle est là, tapie derrière sa fenêtre à guetter les allées et venues.

Bon. Blague à part, elle a évidemment raison et nous quittons immédiatement les lieux, la queue entre les jambes. Il n'est pas question de discuter de la pertinence des mesures d'isolement, celles-ci doivent être respectées par tous. Dura lex, sed lex.

Les nuits suivantes seront peuplées de rêves de vengeance, ou j’élabore des plans pour occire discrètement la mégère, creuser un tunnel entre la marina et la maison, nous déguiser en mérinos… ça soulage, mais finalement nous adoptons la seule attitude possible : on se verra par Skype.

Les nouvelles nous apprennent qu’un site de dénonciation entre voisins est submergé d’appels. Dans ce pays, ils ne plaisantent pas avec le règlement. La police circule et interpelle les voitures, les surfeurs… Les Néo-Zélandais en sont quittes pour une amende, mais les étrangers risquent d’être expulsés ! Il y a eu des exemples.

C’est moche, mais le résultat est là : la Nouvelle Zélande arrêtera l’épidémie très rapidement, et sera parmi les pays les plus sûrs dans les mois à venir.

Jacinda et son équipe tiennent tout cela d’une main de fer. A un journaliste qui lui demandait avec insistance lors d’une conférence de presse pourquoi elle ne relâchait pas les mesures de confinement, et qui développait ses arguments, Mme la Ministre a répondu avec le sourire : « I did not realize that you were a qualified epidemiologist. Congratulations on your new promotion »

Quant à nos autres projets, il faut également réduire la voilure : Pas de kayak ni de pêche pour nous ; Pas d’exploration de la rivière ; Pas de surf pour Hubert ; Les commerces sont tous fermés, sauf un, et à raison d’un client à la fois, il faut s’armer de patience.

 

 

Notre vie monacale et contemplative au sein d’une réserve naturelle

 

Nous sommes le seul bateau habité dans cette marina grande comme un mouchoir de poche, qui est devenue une véritable réserve naturelle. Il y a des panneaux « No Fishing » tous les dix mètres.

Tous les soirs c’est la frénésie dans le port : des mulets de belle taille sautent dans tous les sens, probablement pour échapper à des prédateurs. Trois ou quatre sauts, après quoi tout se termine par un gros remous. Un mulet de moins. Il doit y avoir du gros là-dessous, probablement des Kingfish disent les autochtones. Un carnivore féroce qui peut atteindre les cinquante kilos. Hélas, « No Fishing »…

Ça grouille de gros cormorans à ventre blanc, appelés Pied Shag (Phalacrocorax varius) qui engloutissent des tonnes de petits poissons. Beaucoup d’espèces différentes d’oiseaux de mer : mouettes rieuses (Cocota ricanans) goëlands désargentés, huitriers (Haematopus unicolor) tout noirs sauf les yeux et le bec rouge vif (photo ci-contre), nous avons même vu un couple de fous venir se gaver dans la marina, non pas des fous de Bassan mais des « Australasian » Gannets à tête jaune,

Les sternes sont les plus présentes. Ce sont des oiseaux particulièrement désagréables, toujours en train de râler. Elles font un boucan d'enfer au coucher du soleil et pendant plusieurs heures ensuite. Elles n'aiment pas du tout que je leur envoie des flashs de projecteur dans le bec et je me fais copieusement engueuler. Tant qu'elles ne me chient pas dessus ça va. J’ai dû déployer des fanions tendus sur une ligne pour les tenir à distance : elles venaient s’installer sur le ponton la nuit et me gratifiaient de noms d’oiseaux quand je sortais satisfaire un besoin naturel. Sales bêtes !

Sur le platier, il y a parait-il des soles que l’on peut pêcher de nuit avec une lampe de poche, à l’aide d’un harpon, foëne, manche à balais avec fourchette… intéressant, mais nous n’avons pas encore essayé.    

 

Il y a surtout des «pipis », sortes de petites palourdes très faciles à pêcher à marée basse, comme ça, à la main. On les mange à toutes les sauces. Je me demande si elles ne doivent par leur nom au cri caractéristique des huitriers qui en sont friands.

Dans ce pays, ils ont des techniques de pêche assez originales. L’une d’elles utilise un « drone » de surface, une sorte de torpille mue par un moteur électrique, que l’on met à l’eau à partir de la plage et qui débobine une longue ligne, jusqu’à 1 mille ½ au large, munie de 25 hameçons (Chez nous on appellerait cela une palangre) L’engin est dirigé par compas ou GPS ou les deux.

Nous avons eu la chance qu’un ami d’Hubert, un Chinois rencontré par hasard, propriétaire d’une maison de vacances à Tairua, ait eu envie de s’acheter ce joujou, et de nous inviter au premier essai. La technique est simple : on laisse la ligne pêcher toute seule une demi-heure et ‘clic’ on met en route le treuil électrique pour rembobiner tout ça. C’est une pêche qui ne demande pas trop d’efforts, sauf pour accrocher les appâts aux hameçons, mais qui apparemment donne soif. D’après ce que nous avons pu voir ailleurs, les pêcheurs chevronnés sont équipés de grosses glacières, et ils ne font pas que s’asseoir dessus.

Mais ça marche ! L’ami d’Hubert a ramené quatre snappers de belle taille le matin et quatre autres l’après-midi. Si on reste assez longtemps à regarder les pêcheurs par ici, on repart avec un snapper dans la musette. C’est une sorte de daurade rose, délicieuse au barbecue. Ils sont vraiment cools dans le coin !

Du côté des animaux domestiques, les chiens semblent les grands gagnants de cette histoire de confinement. Ils servent de justificatifs à une sortie et je soupçonne les voisins de se repasser les toutous-prétextes d'une maison à l'autre. Certains vieux chiens semblent épuisés et complètement à sec, mais la plupart ont l'air de beaucoup apprécier ces promenades pluriquotidiennes.

 

 

On s’installe

 

Le petit village est très calme. Les gens ici sont cool!   

 

La marina est un but de balade classique, et il y a pas mal de passage sur le quai, joggeurs, cyclistes, petites familles… les indigènes nous font des grands bonjours de loin, en Français s’il vous plait. Ils ne nous jettent pas encore des cacahuètes, mais ils nous apportent des fruits locaux bizarres (des Feijoas) des kiwis, et l'autre jour c'était une bouteille de vin blanc (soigneusement désinfectée à l’alcool, bien sûr) pour boire avec les ?  ... les pipis bien sûr.

 

Nous avons lié connaissance avec plusieurs Kiwis très sympas, et certains nous ont même prêté deux vélos ! Vraiment très gentils.

 

Voilà. Nous ne sommes pas trop surmenés voyez-vous, et malgré tout, les journées passent vite. On va sur le platier pêcher des pipis, on se promène à pied ou en vélo (le kayak est sorti, gonflé, tout prêt lorsque nous aurons le droit d’aller sur l’eau) J'apprends à jouer du ukulele; On cuisine les pipis; Deux heures de lectures de BD quotidiennes par Skype à Yonten (nous n'avons le droit de les voir que de loin); On mange les pipis et des feijoas (vous savez, les fruits locaux bizarres) On boit du punch; On lit ; On regarde passer les gens; On écoute les mouettes (Cocota ricanans)...

 

Fin mars nous est né un quatrième petit enfant (un petit gars) de notre aîné Thomas et Mélanie. Par bonheur, grâce aux réseaux chochiaux (whatchat, wetsapps ?) nous avons un peu partager ces moments avec eux, avec plein de jolies photos. A présent, bien confinés à Guyancourt, ils profitent de leur jardin et de leurs deux garçons. Le printemps est précoce en France, et ça a l’air d’aller assez bien.

 

On s’incruste

 

Depuis le début de notre pestifération sanitaire, le bateau a effectué des mouvements latéraux de moins de 10cm et verticaux de moins de 2m dus aux marées. C’est tout. Quelle ironie : le Folligou n'a jamais été en meilleur état de naviguer, voiles neuves, roof et pont repeints, moteur révisé à fond…, et voilà : à présent nous écoutons pousser les algues sur la sous-marine neuve.

 

L'autre jour en hissant la GV pour la remettre dans se plis, nous avons pris un nid sur la tête... un gros ! Probablement là depuis un moment, caché dans le premier ris. La nature reprend ses droits.

L'automne est bien là, les journées raccourcissent et il commence à faire frisquet. Mais nous sommes confortablement installés. Le Folligou se transforme en véritable bateau-lavoir cher au Capitaine Haddock: nous avons installé à poste le barbecue (grand comme une poêle à frire) le linge sèche dans les filières, et Carole m'a hissé en tête de mât pour fixer une antenne de réception wi-fi louée à une compagnie locale, qui nous permet (rendez-vous compte!) de regarder Netflix en streaming (sur un écran grand comme un cahier d'écolier)

 

Les infos parlent de notre décongélation prochaine et progressive, par paliers, mais impossible de faire des plans à moyen terme. Interdit de naviguer, et même si nous prenions le large, où irions-nous ? Certains ont essayé et, arrivés à destination, se sont fait rejeter à la mer ou ont été mis en quarantaine dans un mouillage inconfortable voire dangereux.

 

Quant à rentrer en France, non, merci: les avions ont triplé leurs prix et 24h d'avion par les temps qui courent ne nous paraissent pas très une bonne idée.

 

 

On s’entraide avec Hubert et sa famille

 

 

Les règles de confinement  nous imposent de garder nos deux bulles bien séparées, donc, après un rappel à l’ordre sévère, c’est ce que nous faisons. Mais cela ne nous empêche pas de nous croiser sur la plage, en respectant les 2 m de distanciation (enfin, presque…), ou d’aller bavarder devant leur maison, ou pour eux de venir nous voir sur le chemin devant le bateau. Nous avons mis en place une séance de lecture  journalière avec Yonten, par skype, avec écran partagé. Nous avons trouvé miraculeusement dans nos disques durs, tous les albums d’Astérix (merci Orionde) et tous les albums de Yakari (merci Gérard). Les aventures de ce petit garçon Indien, qui vit très proche des animaux et de la nature passionnent Yonten qui s’identifie sûrement à lui. Et curieusement, il aime aussi beaucoup les aventures d’Astérix et Obélix. Les Romains qui se font régulièrement casser la figure l’amusent beaucoup. Ces séances de lecture sont assez formatrices car il faut à chaque fois aborder beaucoup de notions. Dans Astérix, sans aller jusqu’à expliciter les blagues accessibles seulement aux adultes, on peut  parler des civilisations romaines, grecques, égyptiennes, parler des jeux du cirque, on peut introduire des notions d’histoire en comparant l’acropole très bien dessinée dans Astérix, à ce qu’il en reste aujourd’hui, et ainsi de suite. Ces séances sont très amusantes et deviennent de plus en plus interactives car Yonten est très attentif et participe activement en anticipant sur l’histoire ou en racontant des anecdotes. On soupçonne Hubert d’écouter aussi l’histoire car ces séances se font sur son ordinateur, l’empêchant un peu de travailler !

Nous regroupons aussi nos commandes de ravitaillement. Le supermarché de Whitianga, village à 25 km au Nord, peut livrer par bateau. Une politique mise en place pour limiter les voitures sur les routes bondées en été. Donc nous nous faisons livrer une fois par semaine par un gros zodiac rouge, très bien conçu, avec des roues rétractables qui lui permettent de monter sur la plage pour débarquer les caisses avec les commandes. C’est la distraction de la semaine !

 

Depuis le lundi 27 avril, après 34 jours de confinement stricte de niveau 4,nous sommes passés en niveau 3, ce qui permet à Hubert de faire de nouveau du surf, et nous permet de fusionner nos deux bulles partiellement. Donc on peut  emmener Yonten faire des promenades à vélo car ses parents lui ont commandé un vélo sur internet, ou on peut  faire des excursions touristiques en voiture dans le coin (Hubert s’est acheté une voiture). Passer par exemple une journée à Hot Water Beach, sans oublier la pelle. En effet, il y a des sources d’eau chaude sous la plage et il suffit de creuser un trou dans le sable pour pouvoir barboter dans une eau chaude, quelque fois même brulante. C’est très rigolo.

 

 

 

Après le lockdown

 

A partir du 18 mai, Yonten est accepté à l'école locale et nous allons le chercher à 15h pour le ramener au bateau et faire jeux et lecture pendant deux heures. Jamyang va au kindergarten, où les dames sont vraiment très accueillantes et très imaginatives pour occuper les enfants de 3-5 ans. Dans ces conditions, la vie des parents est plus facile et leur travail plus efficace.

Le WE, on explore la région qui ne manque pas d'attrêts. La presqu'île de Coromandel est magnifique et on visite Cathedral Cove, Cooks Bay, Whittianga, Coromandel town...et même plus loin les gorges de Garangahake et le Hobbiton Movie set. Ce village a été construit de toutes pièces pour le tournage du Seigneur des anneaux, puis détruit. Quelques années plus tard, il a été reconstruit à l'identique pour le tournage des Hobbits, mais de façon durable pour pouvoir en faire ensuite un site d'attraction touristique. C'est remarquablement bien fait, avec un souci du détails extraordinaire. Des petits vêtements sèchent ici ou là, des mini ruches, des petites boites aux lettres devant les maisons, des petits étalages de charcuterie ou de fromage, du poisson fumé qui sèche etc...

 

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© Carole Beaumont